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Petit historique, 

L’Ile de Noirmoutier possède de nombreux vestiges de pêcheries appelées « écluses à poissons » le long de son littoral.

Cette pêche pratiquée depuis des temps reculés fit l’objet en février 1566 d’une ordonnance du roi Charles IX suivit par celle édictée par le roi Henri III en 1584.Louis XIV en 1681,en fait préciser la construction :

«  Les parcs de pierres ou pêcheries seront construites de pierres rangées en forme de ½ cercle et élevées à la hauteur de 4 pieds au plus, sans chaux, ciment ni maçonnerie, ils auront dans le fond du côté mer une ouverture de 2 pieds de largeur qui ne sera fermée que d’une grille de bois ayant les trous en forme de maille d’un pouce carré au moins, depuis la St Remi jusqu’à Pâques et 2 pouces carrés depuis Pâques jusqu’à la St Rémi »

Le reproche fait par les adversaires de ce type de pêche, c’est à dire la destruction du frai, était ainsi pris en compte.

Le 4 juillet 1854,un arrêté ministériel autorise l’exploitation de 17 pêcheries à poissons à l’Ile de Noirmoutier. Le 21 décembre 1867, un décret permet le maintien et la création de nouvelles pêcheries. En 1872 dans la baie de Bourgneuf on atteint le nombre de 206 écluses construites ou à construire.

Une des raisons avancée par les Pouvoirs publics est la Protection du rivage. En 1876 il y avait 118 écluses sur le Domaine public maritime de l’Ile de Noirmoutier.

La dernière écluse à cesser d’exister administrativement le 18 mars 1986.

A la pointe de la Loire ,au Vieil, à la Madeleine existent encore de très significatifs restes de ces installations.

C’est pour conserver ce patrimoine maritime séculaire lié à un type de subsistance des populations  côtières les plus démunies,  puisque ne pouvant acquérir de bateaux, que l’Observatoire de l’Estran par sa section de l’Ile de Noirmoutier souhaite remonter deux écluses sur le site de la Pointe de la Loire (le Both et Le Fier) et sur ceux du Vieil et la Madeleine.

      Historique des écluses à poissons de             Bon Secours de La Guérinière

Les documents conservés aux archives des Amis de l'Ile de  Noirmoutier mentionnent que:

 -Une écluse N° 1394 d'une superficie de 1ha et 58a  est située au Pulans, c'est à dire dans l'anse de la Cantine à La Guérinière.

 -Le 17 avril 1873, une concession d'exploitation d'écluse est attribuée à messieurs Jean-François Furger et Pierre Joubert-Viaud pour une 1/2 part chacun .

-Le 4 mai 1873, Joubert-Viaud et Furger déclarent respectivement retirer un revenu de 35 fr. et de 15 fr. de l'exploitation de l'écluse ce qui engendre une redevance d'exploitation de 10%.

-Le 8 octobre 1875, une demande de création d'écluse à poissons, située au Pulans, par Joseph Aimé Frioux dit "Mireblette"

-Le 26 octobre 1876, une déclaration de revenu total est de 160 francs.

-Le 24 octobre 1887, une autorisation d'exploitation pour une 1/2 part est attribuée à monsieur Etienne André Martin, inscrit maritime de son état. La déclaration de revenu est de 10 francs.

-Le 25 septembre 1893, un renouvellement d'exploitation est consenti à monsieur Jacques Emmanuel Guittonneau, inscrit maritime, pour 3/4 de part. La redevance est alors fixée à 6 francs.

-Le 12 février 1903, monsieur Jean-François Palvadeau, cultivateur à La Guérinière reprend à son compte les 3/4 de part de Jacques Emmanuel Guittonneau après abandon volontaire.

-Le 20 février 1903, monsieur Louis Charles Frioux obtient une autorisation d'exploitation pour 3/4 de part assortie d'une redevance de 4,50 francs.

En septembre 1904, le ministre de la Marine fait établir le cadastre ostréicole des écluses, parcs à huîtres et bouchots de l'Ile de Noirmoutier. Les relevés sont effectués par messieurs: D.Casta-Lumio, Lieutenant de vaisseau; E. Hantz et L. Lambert, Enseignes de vaisseau .

L'écluse porte le N° 137.

-Le 1er juillet 1908, une autorisation d'exploitation est délivrée à messieurs Louis Charles François Frioux, inscrit maritime, pour 1/4 de part et Jean-François Palvadeau, cultivateur, pour 3/4 de part.

L'écluse porte le N° 7.

Elle se situe au sud de la digue de La Guérinière, en 2ème ligne, sa surface totale est de 1ha 58 a 24 ca.

-Le 11 septembre 1908, la redevance due par chacun des deux exploitants est de 2 et 6 fr.

-Dans la seconde moitié du 20ème siècle, Monsieur Jourdain, négociant à la Ville et monsieur Bugeon dit "Aloune" chargé de l'exploitation sont les derniers concessionnaires.

L'écluse n°150, devenue n°8 fut concédée à madame Louise Garnier. Coupée en deux, elle servit de parc à palourdes à messieurs Guillet et Garnier.

                             Historique des pêcheries

 

Jusqu'au 16 ème siècle, au royaume de France, la création et l'exploitation des pêcheries sont de droit seigneurial.

En février 1566,Charles IX les rattache, par ordonnance, à la couronne.

En 1584, Henri III confirme.

En 1681, Louis XIV en fait préciser la construction.

En 1727, Louis XV charge, l'Inspecteur des Pêches, François Le Masson du Parc, du recensement des "Pêches et Pêcheurs" de la côte atlantique et de la Manche. 

Fin 18éme et tout au long du 19éme siècle,  les pêcheries continuent tant bien que mal d'être exploitées.

Le 4 juillet 1854, Napoléon III, autorise l'exploitation de 17 écluses dans l'Ile de Noirmoutier;     

Le 21 décembre 1867, un décret permet le maintien ou la création de nouvelles pêcheries.

En 1872, en baie de Bourgneuf on atteint le nombre de 206 écluses construites ou à construire.

En 1876, il y avait 118 écluses en activité ou en construction dans l'Ile de Noirmoutier.

Au 20éme siècle, en 1904, le Ministre de la Marine fait dresser le cadastre ostréicole de l'Ile de Noirmoutier; on dénombre 142 pêcheries ainsi réparties pour La Guérinière.

Le Trou: 4; Le Battoir:3; La Pointe de la Loire:19; Le Both:15; Le Pulant:3; l'Anse de la Court:3;

De 1914 à 1945, les pêcheries sont de moins en moins exploitées.

Le 24mai 1965, arrêté ministériel interdisant la création, la réparation et la transmission des écluses à poissons.

Le 18 mars 1986, arrêt de la concession de monsieur Lucien Gouraud, à la Clère.

En 1987, l'association pour la Sauvegarde des Ecluses de l'Ile d'Oléron est créée afin de défendre les droits des co-détenteurs encore sous concession ininterrompue.

En 1990, la loi interdit la reconstruction ainsi que l'entretien des écluses.

En 1995, l'Observatoire de l'Estran est créé pour:"Informer et Sensibiliser pour Sauvegarder et Transmettre", les activités s'exerçant traditionnellement sur l'estran.

En l'an 2000, l'Observatoire de l'Estran, à l'initiative du président Bernard Debande, obtient du Conseil d'Etat la modification de l'article 7 de la loi de 1990, permettant l'entretien des écluses.

En juillet 2000, l'Observatoire de l'Estran  de Ile de Noirmoutier obtient de la Direction Départementale de l'Equipement (service maritime) l'autorisation d'occupation temporaire (AOT) afin de:

 

Reconstruire à titre patrimonial

 l' écluse n°7 de Bon-Secours.

De créer la Maison des Ecluses et Pêches Traditionnelles.

 

 

 
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